Salut chers lecteurs, après avoir compris le langage qu’utilise nos ordinateurs sur le réseau j’imagine que vous êtes impatient de connaître le nom de votre ordinateur dans le réseau.
Ah bon?? Les ordinateurs ont des noms??…
Oui mais dans l’art des choses ce n’est pas un nom mais plutôt une adresse. Pour envoyer un mail vous devez connaître l’adresse de votre destinataire, c’est la même chose, quand votre ordinateur veut acheminer vos informations à un destinataire il doit connaître l’adresse ou encore essayer de la trouver.
Protocoles Réseau
Je vous avais défini les protocoles routables comme étant ceux qui permettent de définir de manière conventionnelle la structure des informations sur le réseau. Ce sont ces protocoles qui définissent ainsi le format d’adressage ou plus simplement le format des adresses utilisées. Ces protocoles sont situés sur la couche 3 du modèle de référence, aussi appelé modèle OSI. Parmi les protocoles disponibles sur la couche réseau on peut citer :
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Le protocole IP
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Le Protocole IPX
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Les protocoles réseaux appartenant à d’autres suites de protocole
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Le protocole de réseau DDP appartenant à la suite de protocole Apple Talk
Le protocole IP est le plus populaire car étant intégré dans le modèle TCP/IP qui a été longtemps prédominant sur le marché. Le protocole IP, comme tous les protocoles de la suite rajoute devant les données ce qu’on appelle un entête par le principe de l’encapsulation.
C’est quoi l’encapsulation??
L’encapsulation est un concept simple utilisé aussi bien en informatique qu’en réseau.
Imaginez que vous parliez le français et que vous devez vous rendre en Italie en passant par l’Espagne, la Grande Bretagne et l’Allemagne. Vous devez d’abord comprendre quelques mots d’Espagnol, d’anglais, d’allemand puis d’italien. C’est la même chose qui se passe pour nos informations qui quittent les applications (couche 7 modèle OSI) avec lesquelles nous interagissons sur notre PC.
Les informations quittent la couche application et sont encapsulées à chaque couche traversé. Lors de l’encapsulation les informations rajoutées sont appelés entête. Les entêtes renferment donc les informations relatives aux ordinateurs de destination et d’origines, etc…
Fig1 : entête IP
Ainsi l’encapsulation sur l’ensemble des couches est représentée schématiquement ainsi
Fig2 : encapsulation
Le processus inverse est réalisé lorsque les informations sont reçues sur votre ordinateur, elles doivent être décapsulées pour retrouver les données initiales. La décapsulation est réalisée à chaque couche du modèle tout comme l’encapsulation, en partant de la couche physique (couche 1) jusqu’à la couche application (couche 7). Lors de la décapsulation le destinataire vérifie s’il est le « véritable destinataire » de l’information.
On obtient alors :
Fig3 : de l’encapsulation à la décapsulation
Les informations encapsulées changent ainsi de nom en fonction des couches :
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Données : Nom que portent les informations sur les couches Application, Session et Présentation.
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Segment : Nom que reçoivent les données après ajout de l’entête de la couche Transport.
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Paquet : Nom que reçoivent les segments après ajout de l’entête de la couche Réseau.
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Trame : Nom que reçoivent les paquets après ajout de l’entête et du suffixe de la couche Liaison de données.
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Bit : Nom que reçoivent les Trames après leur transformation en binaire.
Revenons à notre cher protocole IP, il encapsule les segments reçus de la couche réseau en y ajoutant certaines informations comme l’adresse IP de la source de l’information et l’adresse IP de la destination de l’information.
Mais ou trouve-t-on les adresses IP ??
Non mais surement pas au supermarché lol…
L’IANA (Internet Assigned Numbers Authority) est le premier détenteur d’adresses IP, l’ensemble de l’espace d’adressage IP était géré directement par l’IANA. Ce dernier réparti la gestion de l’espace d’adressage entre différents autres registres, selon le type d’utilisation ou la zone géographique. Ces sociétés d’enregistrement s’appellent des registres Internet régionaux. Voici les principaux registres :
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AfriNIC (African Network Information Centre) – Région Afrique
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APNIC (Asia Pacific Network Information Centre) – Région Asie/Pacifique
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ARIN (American Registry for Internet Numbers) – Région Amérique du Nord
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LACNIC (Regional Latin-American and Caribbean IP Address Registry) – Amérique du Sud et certaines îles des Caraïbes
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RIPE NCC (Réseaux IP européens) – Europe, Moyen Orient, Asie centrale http://www.ripe.net
Tous les périphériques appartenant à un réseau doivent être identifiés de manière unique. Au niveau de la couche réseau, les paquets de communication doivent être identifiés par les adresses source et de destination des systèmes des deux côtés. Avec l’adressage IPv4, cela implique que chaque paquet comporte, dans l’en-tête de la couche 3, une adresse source 32 bits et une adresse de destination 32 bits .
L’adresse IPv4 est représentée sous la forme décimale à point, c’est-à-dire quatre (4) groupes de huit ((8) bits séparé par des points.
Fig4 : décimale pointé
Peut-on avoir n’importe qu’elle adresse ??
Exprimée au format décimal séparé par des points, la plage d’adresses IPv4 va de 0.0.0.0 à 255.255.255.255. Mais toutes ces adresses ne sont pas distribuées on distingue donc :
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Adresses expérimentales : Un important bloc d’adresses est réservé à un usage spécial, il s’agit de la plage d’adresses expérimentales IPv4, allant de 240.0.0.0 à 255.255.255.254.
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Adresses de multidiffusion: Un autre gros bloc d’adresses est réservé à un usage spécifique : il s’agit de la plage d’adresses de multidiffusion IPv4, allant de 224.0.0.0 à 239.255.255.255.
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Adresses d’hôte : Allant de 0.0.0.0 à 223.255.255.255 destiné aux hôtes IPv4. Toutefois, dans cette plage, de nombreuses adresses sont déjà réservées à un usage spécifique :
o Adresses publiques
o Adresses privées
Bien que la majorité des adresses d’hôte IPv4 soient des adresses publiques utilisées dans les réseaux accessibles sur Internet, d’autres blocs d’adresses sont attribués à des réseaux qui ne nécessitent pas d’accès à Internet. Ces adresses sont appelées des adresses privées.
Adresses privées
Voici ces plages d’adresses privées :
- de 10.0.0.0 à 10.255.255.255 (10.0.0.0 /8),
- de 172.16.0.0 à 172.31.255.255 (172.16.0.0 /12),
- de 192.168.0.0 à 192.168.255.255 (192.168.0.0 /16).
Les blocs d’adresses de l’espace privé sont réservés aux réseaux privés comme votre simple réseau chez vous et moi. En règle générale, les hôtes qui ne nécessitent pas d’accès à Internet peuvent utiliser les adresses privées sans limitation.
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Adresses publiques
La grande majorité des adresses de la plage d’hôtes multidiffusion IPv4 sont des adresses publiques. Ces adresses sont normalement attribuées à des hôtes publiquement accessibles depuis Internet. Toutefois, même dans cette plage, de nombreuses addresses sont déjà réservées à un usage spécial.
Alors si on résume :
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Nos ordinateurs, Smartphones et autres doivent avoir un adresse IP pour pouvoir communiquer dans le réseau
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Les adresses publiques sont achetés tandis que les adresses privées sont libres à utilisées
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Les adresses IP sont contenues dans l’entête IP qui est encapsulé à la couche réseau
Ça en fait du vocabulaire pour cette fois ci, si ce n’est pas clair n’hésitez pas à relire. La prochaine fois on va commencer par un test… Hihihi. Attention le châtiment corporel plane sur vous à la moindre faute lol.





