L’actualité du CES 2014

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Le CES, ou Consumer Electronics Show, est un salon consacré au monde de la haute technologie et aux différentes innovations dans le domaine. Au fil des ans, le CES est devenu le plus important des rassemblements de ce style comme le sont le Computex ou l’IFA. Ce salon se déroule en tout début d’année à Las Vegas, où constructeurs, journalistes et férus de nouvelles technologies se côtoient une semaine durant.

Cette année, ce ne sont pas moins de 3 000 exposants qui présenteront leurs nouveautés du 7 au 10 janvier. Clubic en est évidemment, afin de vous relater en direct de Las Vegas les annonces les plus importantes.

Samsung présente les Galaxy Tab Pro et Note Pro, de 8,4 à 12,2 pouces

Samsung ne pouvait pas décemment attaquer le CES sans dévoiler quelques tablettes Android. Il s’agira finalement de deux lignes, les Galaxy Tab Pro, avec trois tailles d’écran, et un imposant Galaxy Note Pro de 12,2 pouces.

Samsung Galaxy Tab Pro et Note Pro

Avec les deux gammes Pro présentées lors du CES, Samsung cible tout particulièrement les professionnels ou entreprise qui désireraient s’équiper de tablettes Android haut de gamme. Pour ce faire, les Tab Pro et Note Pro viendront équipées par défaut d’un certain nombre d’applications dédiées à cet univers, comme un client dédié à Webex (Cisco, gratuit pendant six mois), une application de type Remote PC, sans oublier l’environnement de type container Knox, déjà proposé sur le S4 maison.

En bonus, un ensemble d’abonnements payants (un an de Dropbox Pro par exemple) dont la valeur commerciale se monterait à plus de 700 dollars selon Samsung, est offert avec ces tablettes.

Les nouvelles venues ne s’arrêtent toutefois pas là, jouant aussi la carte du charme pour ce qui est des caractéristiques. Les trois modèles de Galaxy Tab Pro, affichant respectivement 8,4, 10,1 et 12,2 pouces de diagonale disposent ainsi d’une dalle de 2560 x 1600 pixels, tout comme la Galaxy Note Pro, dotée elle aussi d’un écran de 12,2 pouces.

Samsung Galaxy Tab Pro et Note Pro

La configuration différe quant à elle en fonction des versions. Les modèles WiFi disposent ainsi d’un processeur signé Samsung (Exynos 5 Octa à 1,9 GHz) alors que les déclinaisons munies d’un logement pour carte SIM et d’une connexion 4G / LTE adoptent un Snapdragon S800 fourni par Qualcomm et cadencé à 2,3 GHz. Selon les modèles, le stockage sera de 16, 32 ou 64 Go, extensibles via microSD.

Toutes ces tablettes disposent par ailleurs d’un GPS, du WiFi 802.11ac, du Bluetooth 4.0 et d’une connectique USB 3.0. Elles embarquent un capteur photo 8 mégapixels au dos, accompagné d’un flash LED, et doublé d’un second capteur, 2 mégapixels cette fois, en face avant. A titre indicatif, la Galaxy Tab Pro 12,2 pouces pèse 735 grammes avec une batterie 9500 mAh, sur 7,95 mm d’épaisseur. Le modèle 8,4 pouces embarque quant à lui une batterie de 4500 mAh et n’accuse que 335 grammes environ sur la balance et 7,2 mm d’épaisseur.

Sans surprise, la couche logicielle basée sur Android 4.4 inaugure quelques raffinements inédits développés par Samsung. Ils commencent par une interface spécialement conçu pour ces tablettes à grand écran, baptisée Magazine UX, qui intègre notamment un « tableau de bord » sur lequel on pourra faire remonter liens, raccourcis et informations de son choix.

Samsung Galaxy Tab Pro et Note Pro

Samsung propose également un affichage fenêtré permettant de faire apparaître jusqu’à quatre applications à l’écran, ainsi qu’un clavier virtuel spécifique à cette gamme Pro. La Galaxy Note Pro reprend quant à elle très logiquement le stylet S Pen déjà proposé sur le reste de la ligne Note. Ces quatre tablettes seront lancées dans le courant du premier trimestre, à des prix qui n’ont pas encore été précisés. Elles seront accompagnées d’une large collection d’accessoires dédiés.

MX3 du chinois Meizu

Annoncé en septembre dernier, le MX3 du chinois Meizu adopte un positionnement résolument haut de gamme. Nous avons rapidement fait sa connaissance lors du salon CES de Las Vegas.
Meizu ne distribue pas encore officiellement ses terminaux en Europe ou aux Etats-Unis, mais ne désespère pas de se frayer un chemin vers les marchés occidentaux. Afin de préparer le terrain, le chinois présentait dimanche son dernier né, le MX3, lors d’un des évènements satellites du CES 2014.Nous ne rappellerons pas ici le détail des caractéristiques, résolument haut de gamme, de ce téléphone doté d’un écran de 5 pouces et d’une configuration similaire, sur le plan technique, à celle du Galaxy S4 de Samsung, mais livrons en revanche un aperçu en images du téléphone ainsi que de la surcouche Android développée par Meizu, baptisée FlyMe OS.
Meizu a présenté en grande pompe le MX3. Une fois de plus le nouveau smartphone du fabricant chinois haut de gamme n’a rien à envier aux ténors occidentaux, ni sur le plan des caractéristiques techniques, ni sur celui de l’interface.

Meizu MX3
Tout en continuant à s’inspirer ouvertement des iPhone d’Apple, la marque sait effectivement innover, quitte à recourir à des composants d’origine japonaise. Le Meizu MX3 arbore ainsi un écran LCD de 5,1 pouces fabriqué par Sharp qui affiche une définition inédite de 1800 x 1080 pixels, soit un ratio de 15:9 et une résolution de 415 pixels par pouce. Ses bordures ne sont comme prévu que de 2,9 mm.

Le MX3 repose par ailleurs sur la même puce que le Samsung Galaxy S4, un Exynos 5410 constitué de quatre cœurs A15 à 1,6 GHz, de quatre cœurs A7 à 1,2 GHz qui prennent le relais et d’un GPU PowerVR SGX 544MP3. Il est associé à 2 Go de mémoire vive ainsi qu’à 16, 32, 64 ou même 128 Go de mémoire interne. Aucun autre smartphone ne propose autant de mémoire embarquée.

Meizu MX3

Des puces dédiées à la photo et à l’audio

Sur le plan de la photo, le nouveau vaisseau amiral chinois s’en tient à un capteur à 8 millions de pixels, mais c’est un CMOS rétro-exposé au format 1/3,2 pouce de Sony, et il est associé à une lentille f/2 en saphir ainsi qu’une puce de traitement dédiée de Fujitsu assurant stabilisation électronique et capture en rafale jusqu’à 20 i/s. Il filme naturellement en Full HD 1080p à 30 i/s. Le capteur frontal totalise quant à lui 2 millions de pixels.

Le MX3 se distingue enfin sur l’audio, puisqu’il embarque un contrôleur dédié haut de gamme de marque Wolfson associé à un amplificateur casque lui aussi dédié. L’ensemble revendique un rapport signal-bruit élevé de 113 dB ainsi qu’un taux de distorsion bas de 0,002%. L’appareil dispose par ailleurs de 3 micros, comme le Moto X, pour améliorer la qualité des appels.

L’ensemble repose sur Android 4.2 avec l’interface Flyme 3.0, traduite en anglais. Sur le plan de la connectivité le MX3 dispose du NFC, du Bluetooth 4.0 et du Wi-Fi N double bande, mais il s’en tient à la 3G HSPA+. Il ne sera probablement commercialisé qu’en Chine, mais la popularité de la marque pourrait lui valoir d’être importé par des revendeurs spécialisés, comme l’ont été ses prédécesseurs, car il est compatible avec les réseaux cellulaires occidentaux. Son prix s’échelonne de 2500 à 4000 yuans, soit de 300 à 500 euros. Un smartphone chinois plus cher qu’un Google Nexus 4 ? C’est dire s’il est haut de gamme !

Meizu MX3

ES 2014 : PrioVR, le jeu vidéo augmenté grâce à la capture de mouvement

Aux caméras de type Kinect, le spécialiste de la capture de mouvement PrioVR oppose une combinaison bardée de capteurs, capable de restituer avec la plus grande précision les mouvements de l’utilisateur dans un environnement virtuel. Un futur incontournable du jeu vidéo ?Les consoles ont largement contribué à démocratiser la capture de mouvement par le biais de caméras, mais la bonne vielle école des capteurs fixés sur le corps de l’utilisateur (selon le principe du motion capture employé au cinéma) a peut-être encore de beaux jours devant elle. Au CES de Las Vegas, PrioVR présente sa dernière initiative en la matière : une « combinaison » en forme de harnais, agrémentée d’un bandeau pour la tête et de bracelets connectés, le tout capable de communiquer sans fil, en Bluetooth, avec un ordinateur.
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Associé à un moteur 3D, le dispositif permet de se projeter de façon réalise dans un jeu vidéo ou un simulateur : les moindres mouvements de la partie haute du corps sont retranscrits à l’écran avec un délai presque imperceptible (de l’ordre de 10 ms selon PrioVR). Dans une démonstration en forme de jeu vidéo conçue pour l’occasion, on peut ainsi lever la tête, agiter le bras, épauler son fusil ou se pencher sur le côté pour jeter un coup d’oeil au coin d’un mur à l’aide de son corps. Les mouvements, la gâchette de l’arme et la vision restent toutefois contrôlés par le biais de périphériques plus classiques (des manettes de type Nunchuk, comme sur la console Wii).

La firme dit cibler en priorité le marché du jeu PC, sans oublier de prévoir de s’associer aux initiatives de type Oculus Rift. Elle envisage également des développements visant à accompagner l’essor des applications et jeux tirant parti de la réalité augmentée.

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Elle revendique une précision bien supérieure à celle des dispositifs de type Kinect et promet que sa « combinaison » sera accessible aux communs des mortels : le prix public serait en effet inférieur à 300 dollars pour un équipement couvrant la partie haute du corps, et d’environ 400 dollars si on y ajoute la prise en compte des jambes, de façon à par exemple pouvoir se baisser ou esquiver des obstacles.

La mise sur le marché sera toutefois conditionnée au succès d’une campagne de financement collaboratif, lancée le 14 février prochain sur Kickstarter. PrioVR devra également convaincre du bien fondé de sa démarche les éditeurs de jeux et logiciels de réalité augmentée, afin que ceux-ci implémentent les contrôles nécessaires au sein de leurs productions. Quelques éditeurs de jeux auraient déjà manifesté leur soutien au projet.

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Co fondateur de Social Input, passionné de web et d'entrepreneuriat. Toujours en mode veille éveillée
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