Hello Hello
Je me rappelle quand j’étais gosse je fouillais la maison à la recherche de piéces, et quand je trouvais 500 F CFA, c’etait direction cyber pour me connecter une heure de temps, et aprés j’étais heureux tout le reste de la journée. Entre temps l’accés à Internet au Sénégal a beaucoup évolué. Les prix ont baissé certes mais nous avons raté le coche, et notre position tant enviée sur la connectivité et l’accés à Internet nous a juste été chipée.
Aujourd’hui nous allons parler de l’historique d’Internet au Sénégal, les problémes qui se posent et certaines de leurs sources. Dans quelques jours je vous ferai part des différentes solutions envisageables, en se basant sur les démarches qui ont été effectuées dans divers pays ayant été dans une situation similaire(les fail et success story).Eh oui nous allons découvrir l’intérêt d’avoir accès à Internet et sa portée pour un pays comme le Sénégal.
A noter avant de démarrer que ce billet se base sur une étude effectuée par Balancing Act commanditée par Google ( Oui le moteur de recherche Grrrr)
Let’s talk about it !
Tout d’abord essayons de voir ce qui s’est passé entre 2000 et 2010 au Sénégal et dans d’autres pays. Jetez un oeil sur ces deux schémas
Il s’agit là de la pénétration d’internet de plusieurs pays comparée sur la période de 2000 à 2011
En 2004 le Sénégal avait une pénétration (nombre d’utilisateurs internet, par rapport à la population totale) de 4.5% et était en pôle position devant le Paraguay (3.5%), le Nigéria (0.8%) et le Kenya (3%).
En 2011 Le Sénégal a connu un taux de pénétration de 15% quand le Nigéria et le Kenya avoisinaient les 30%.
Cela veut dire qu’en 7 ans le Kenya a eu progression de plus de 27 points et le Nigeria de près de 29 points alors que le Sénégal n’a progressé que de 10 points.
Vous vous dites surement : Mais on a raté des épisodes là, qu’est ce qui s’est passé entre 2004 et 2011 ?
Voici donc notre premier constat : fiable progression comparée aux autres payes entre 2004 et 2010 au Sénégal.
Qui offre l’accès à Internet au Sénégal ?
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ARC informatique et la Sonatel constituent les deux seuls fournisseurs d’accés (FAI) au Sénégal. la Sonatel présentant 99% de part de marché ( tenez vous bien, nous avions une douzaine de FAIs en 2000)
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Sur la partie mobile, nous retrouvons la présence de Sonatel, Tigo, et Expresso Telecom. Toutefois Tigo ne disposait pas jusque là de la licence 3G, ce qui laissait deux opérateurs sur ce segment.
Nous voila donc devant face à ce constat :
Une tres faible concurrence dans le segment de marché internet marquée par la domination de l’opérateur historique Sonatel.
Qu’en est il des types de connectivité qui existent au Sénégal
Sur ce point, 3 axes nous interessent particulièrement :
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La connectivité internationale
Elle est réalisée via des cables sous marins de fibre optique ( notamment 2 ATLANTIS2 et SAT3). Ils permettent entre autre l’interconnexion avec le reste du monde (l’europe, l’Amerique…)
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La connectivité nationale
Il s’agit des liens nationaux à haut débit, souvent par fibre optique, (appelé Backbone dans le jargon télécoms) qui relient les grandes villes.
.Il existe 4 structures outre la sonatel qui disposent de liens nationaux de transmission :
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Expresso Telecom
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SENELEC (Société Nationale d’Electricité)
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SOGEM (Société de Gestion de Manantali), une partie de ces liens est utilisée par la SONATEL pour venir en appui aux infrastructures du Mali et de la Mauritanie
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ADIE (Agence de l’Informatique de l’Etat), leurs infrastructures sont non exploitables du fait d’une reglementation juridique limitant l’exploitation de leur infrastructure au domaine étatique
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L’accés local
Elle représente tout simplement la ligne de cuivre connectant le réseau de l’opérateur à votre home sweet home, votre ligne internet maison ou dans le cas du mobile ou du Wifi la partie sans-fil vous reliant au réseau. Une partie qui vous interessera sûrement davantage, et qui vous concerne d’autant plus qu’elle explique le pourquoi des coûts. Prenez un café, nous allons en parler ! et pas que de ça mais aussi du rôle joué par l’autorité de régulation. Sans sucre SVP le café.
Le coût de l’accés local
De nombreux FAIs ont disparu du fait d’une position écrasante de la SONATEL. Comment comprendre cela tout simplement du fait de leur impossibilité à pouvoir construire des infrastructures afin de fournir des services qui leur sont propres. Tenez-vous bien ! Ils n’ont même pas le droit d’installer les bons vieux hotspots wifi qu’on retrouve dans toutes les grandes villes africaines! La conséquence directe est une totale dépendance technique de ces FAIs vis à vis de la SONATEL. Pourquoi impossible ? le cadre légal ( le côde des télécommunications) n’offre pas les conditions réglementaires leur permettant cela. Fournir un service internet à un client et l’obliger à payer une redevance mensuelle pour ce service et la ligne téléphonique, bonjour la concurrence o_O pour le prestataire
Autre constat : réglementation contraignante et non adaptée pour assurer la concurrence
Je ne sais pas si vous avez déjà eu à un peu regarder votre facture internet et jeter un coup d’oeil à la répartition des coûts. C’est tres simple vous payez une redevance mensuelle pour la location de la ligne telephonique et le coût du service Internet. La clé de répartition est toute simple 70% Sonatel 30% prestataire service Internet. Le graphe ci dessous vous montre l’évolution des prix (redevance et coût service internet) de l’internet ADSL 512
Constat : Qu’en est il de la pertinence du prix de la redevance qui à lui seul est le double de celui du coût du service ? et pourquoi un ralentissement de la baisse des prix à partir de 2006 ?
Faisons un petit détour du côté de la 3G : Le Senegal et la 3G
Deux opérateurs disposent de la 3G au Sénégal, Expresso Telecom (en Juin 2010) et Orange ( en Mars 2011). La 3G représente sûrement une évolution technologique importante, et marque le passage à l’ère de la mobilité internet, et l’expansion de l’utilisation des smartphones et tablettes (tout ceci fera l’objet d’un article dédié). Au Sénégal l’insertion de la 3G dans la gamme des services offerts par les opérateurs à créer une explosion du nombre d’abonnés souscrit comme le montre le schéma ci dessous.
Il reste toutefois beaucoup à faire, car la 3G reste concentrée dans l’utilisation de clés 3G et n’offre pas encore de débit suffisant pour une utilisation efficace sur les smartphones et tablettes. Il s’agit là d’un domaine tellement vaste et passionnant. les opportunités de la 3G ….ahhh ok revenons à notre planning du jour.
Vous me suivez toujours ? ok ! maintenant parlons réglementation. Bah oui parce que pour que tout ceci se passe correctement, faut bien un peu de : Qui doit faire quoi ? c’est qui le policier de tout ça ?. Bah sur son badge y a écrit ARTP, sauf que moi je le vois pas trop patrouiller.Mais bon en gros leur rôle c’est entre autres :
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Garantir une concurrence saine et loyale dans les secteurs régulés (Ah oui ?)
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la gestion des licences d’exploitation des réseaux et services;
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La protection du droit des consommateurs ;
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La répartition et la gestion des ressources rares ;
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Le contrôle du respect des contraintes de service public par les opérateurs ;
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L’exercice d’un véritable pouvoir de sanction ;
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La définition de références économiques en vue d’arbitrage (ex : interco) ;
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La définition d’une stratégie nationale de mise en œuvre du Service universel.
Assure t-il son rôle ? qu’est ce qui cloche ?
Que faut-il pour changer la donne de l’accés à Internet au Sénégal ? Qu’est ce qui a été fait dans les autres pays ?
Ce constat ci concernant l’ARTP, je crois que nous le partageons tous, nous ne savons pas s’ils sont au courant de leur rôle, une enquête est en cours vous inquiétez pas.
Qu’en est il de ces constats ? Ce sera au prochain article 😀






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