[Archives 2013] Cloud Gaming, késako ?

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Gamers ? Hardcore gamers ? Vous avez sans doute entendu parler du Cloud Gaming, mais vous avez peut-être un peu de mal à comprendre ce que c’est, ou vous vous demandez pourquoi trahir votre console de jeux videos PlayStation chérie ?
Waw waw, imaginez-vous rentrer chez vous après une journée fatiguante, et que vous ayez envie de vous changer les idées en jouant au dernier Uncharted ou frontline commando, sans pour autant posséder de console ou de PC ! Ben, c’est ça le cloud gaming !
Eh oui, le fameux Cloud, vous avez peut-être l’impression qu’on veut coute que coute vous en mettre à toutes les sauces : l’avenir de l’informatique, du stockage, des échanges de données, du multimédia…et aussi des jeux. Le principe du Cloud Gaming est de jouer à distance, en streaming, sans avoir à télécharger quoi que ce soit si ce n’est la vidéo ! Ses services fonctionnent aussi bien sur un PC/Mac, que sur un téléviseur connecté, une tablette tactile ou un smartphone.
Avec les jeux vidéos traditionnels, votre ordinateur réalise de nombreux calculs pour afficher les images et ainsi jouer. Le traitement de la carte graphique et de tout le système par le processeur, fait en sorte qu’il se trouve utilisé de manière intensive. Pauvre de lui ! Mais dans une situation de Cloud Gaming, vous ne téléchargez qu’une vidéo en continu, vidéo de très haute qualité et nécessitant donc une bonne connexion WEB, c’est là le seul calcul réalisé par le PC ou tablette.

Les services du gaming on demand (GoD) sont très avantageux:

  • Plus besoin de vous déplacer pour acheter le dernier titre du moment
  • Pas de probléme de stocks ni d’invendus
  • Pas de support optique rayé ou perdu
  • Plus besoin d’acheter une carte graphique surpuissante ni de mise à jour pour son pc
  • plus besoin de racheter une nouvelle console à chaque génération
  • plus aucune incompatibilité matérielle avec tel ou tel jeu…
  • Les jeux sont multi-plateforme: Windows, Linux, Android, iOS.
  • Sauvegardes en ligne et possibilité de continuer son jeu depuis n’importe où.
  • Essai de démos sans téléchargement préalable.
  • N’importe quel écran muni d’un processeur et connecté à Internet est susceptible de faire tourner les jeux les plus exigeants
  • Moindre coût de fonctionnement (électricité), pas de panne.
  • Tout le monde joue à la “superior version” avec les options graphiques poussées à fond.
  • Pas de téléchargement ni d’installation – ce qui supprime également les problèmes de place sur le disque dur,
  • Sans oublier la possibilité de continuer une même partie sur des machines différentes, puisque les sauvegardes sont bien évidemment gérées elles aussi en cloud.

Oh, et un dernier petit mi-avantage (pour les éditeurs) et mi-inconvénient de la mort qui t’explose la tête rien que d’y penser en tant que hardcore gamer: la suppression quasi-assurée du piratage ! On ne peut plus prêter ni revendre son jeu (mort du marché de l’occasion), le prix des jeux devient plus contrôlé et c’est la fin des mises à jour non officielles. Tout n’est donc pas si rose.

C’est d’ailleurs ce contrôle total de la part des éditeurs qui posera des problèmes à certains joueurs. Ceux qui apprécient les jeux datés risquent également des mauvaises surprises. S’ils décident de supprimer un titre sur un de leurs serveurs (pour des raisons techniques, légales ou de rentabilité), ben ils ne se gêneront pas hein ! Là tu perds ton kiff hein! Pire : le jour où le service ferme définitivement ses portes, les jeux achetés s’envolent à tout jamais. Back alone ! Dématérialisé à l’extrême, le GoD ne vous laisse plus grand chose entre les mains, plus de console.

Et ce n’est pas fini, parlons de la qualité des images. Les options graphiques à fond sur les serveurs are so fluffy, mais il ne faut pas oublier que le résultat retourné au joueur est un flux vidéo compressé. La résolution est effectivement limitée par la bande passante de la connexion Internet (il faut se contenter le plus souvent du 720p) et des artefacts visuels de compression sont donc à prévoir !                               

Mauvaise connexion Internet + mouvements rapides = bouillie de pixels assurée. (je l’ai vécu en live je vous dis !)

Mais z’inquiétez pas, c’est l’autre problème majeur du Cloud gaming : la latence supplémentaire générée par le système et il est présent partout.

Pour interpréter les commandes et générer les graphismes, il faut rajouter le trajet aller (client -> serveur), le temps d’encodage des images, le trajet retour (serveur -> client) et le temps de décodage du flux vidéo. Du coup, on atteint facilement les 200 ou 300 millisecondes, une valeur suffisante pour ressentir un petit décalage dans l’action, alors qu’en local la latence se situe entre 75 et 90 millisecondes.

Tout d’un coup, on se demande finalement si c’est une bonne idée ce cloud gaming, là. Pas de ce côté du monde en tout cas ! Dans les pays européens par exemple, le GoD a dépassé le stade réalité, c’est bientôt une normalité. Donc, il faudra se préparer en conséquence et pourquoi pas l’expérimenter ?
D’ailleurs, si vous êtes à Dakar, un groupe de personnes se réunissent pour jouer tous ensemble presque tous les samedis à League of Legends (un jeu de stratégie massivement multiplayer) au CTIC et ce toute la journée. Allez y jetter un coup d’oeil :D

Quant à moi, je vous suggère un deuxième épisode où nous allons voir le fonctionnement du Cloud Gaming, ces éditeurs, les tarifs et comment vous, vous pouvez faire votre mini GoD. En attendant, voici une vidéo amusante pour un bon résumé :

RaYa

RaYa

Fiancée à Cisco, curieuse et j’aime les jeux, dessins animés ou manga !

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